sony_mdr_r10

Comparatif : Casques ultra haut-de-gamme, une conclusion ?

14 mars 2012 / par
APERÇU DU TEST
10 Rapport Qualité / Prix
10 Qualité audio
10

Exceptionnel !

Les meilleurs casques du monde réunis au même endroit. Dans une comparatif géant.

AVANT-PROPOS

Le SONY MDR R 10 représente pour de nombreux passionnés de l’écoute au casque une sorte d’utopie. Endossant sur ses épaules le nom de « roi des casques », celui-ci personnifie l’excellence d’une marque mais plus encore son rayonnement à participer à cette folle idée qu’un casque pouvait se substituer à l’écoute d’un système hi fi. Cette audace se perpétuant au fil des ans, véhiculée par les rares détenteurs de ce Graal ayant pris les traits d’un casque audio. Qu’en est-il réellement de ce monument à la gloire de l’écoute solitaire.

INTRODUCTION


Il y a fort longtemps que je voulais essayer ce fameux Sony. Cependant, sa rareté ne m’avait jusqu’alors jamais permis de poser une oreille dessus, les propriétaires de tels casques ne se bousculant pas pour vous faire découvrir leur petite merveille.

Ce test s’articule autour du SONY MDR R10. Il représente le fil conducteur de mon évaluation. Portant le rôle de référent, étant le casque que je connais le moins. Le but même d’un tel comparatif n’est pas temps de savoir si le casque X s’avère supérieur au casque Y mais de faire en quelque sorte le point sur le haut de gamme d’hier et d’aujourd’hui avec un souci permanent de tendre vers une certaine objectivité. Je profite d’ailleurs de cette introduction afin de remercier Günter pour son accueil, le comparatif s’étant réalisé en partie chez lui mais aussi pour m’avoir aidé à garder le cap au travers de discussions empreintes de passion.

SONY

Sony Corporation, de son  nom d’origine  «Tokyo Tsushin Kogyo » ( TTK ) du moins à sa création en 1946, fut fondé par deux japonais : un ingénieur Masaru Ibuka travaillant pour un laboratoire de photo- chimie dédié au traitement des pellicules de cinéma et surnommé l’inventeur génial décédé le 19 décembre 1997 et un physicien Akio Morita travaillant au département physique d’Osaka impérial décédé le 3 octobre 1999. Le nom actuel de la marque ne lui a été toutefois donnée  qu’en 1958, en rapport avec le latin  « Sonus »  qui signifie  « son » et le mot « sunny » alors très usité au japon qui désigne un jeune garçon a l’esprit libre. C’est en 1954 que la société prend vraiment son essor, avec l’invention et la fabrication de transistor. Sony a un parcourt remarquable d’invention et d’innovation.  C’est la marque  qui a donné le jour à la première télévision couleur en 1968, première cassette vidéo couleur en 1971, le premier magnétoscope en 1975, le walkman en 1979, le premier lecteur CD en 1982.

AKIO MORITA (à gauche) et MASARU IBUKA (à droite)

En 1989, Sony, constructeur mésestimé dans le monde de la hi-fi high end, démontre cette année là qu’elle n’a rien à envier aux réputés concepteurs américains ou européens avec des produits d’une qualité exceptionnelle. La sortie du SS-GEM-A5, enceintes récompensées d’un diapason d’or, fait entrer Sony dans la légende avec une nouvelle technologie basée sur des membranes en bio-cellulose. R10 (R pour roi), prit le suffixe de ce qui n’était alors qu’en cours de développement. En effet, Sony préparait pour les 10 ans du CD le fameux lecteur  « CDP-R10 » et son convertisseur le « DAS-R10 » sorti au Japon en 1992. (Le premier CD fut pressé le 17 août 1982 à L’Angenbagen). Le Sony « MDR R10 » se présente donc en qualité de production avant-gardiste d’une série prestigieuse (SS-GEM-A5, le CDP-R10 et DAS-R10) ainsi que les fameux et rarissimes panneaux électrostatiques, SS – R 10 fabriqués en 1995. Le projet R 10 pris forme autour d’une jeune équipe de concepteurs usant des toutes technologies de l’époque afin de parvenir à un résultat inédit, dans le monde de la reproduction sonore au casque. Où placer aujourd’hui cette remarquable boite à musique parmi les nouveaux prétendants ? Que reste-t’il du phénomène R 10, débarrassé de ses innombrables lauriers ?

Sony CDR-R10

CDP-R10

SS-GEM-A5

SONY MDR R10

FICHE TECHNIQUE :

  • Type :  Circum – Aural , Electrodynamique , fermé
  • Driver : Bio cellulose 50 mm
  • Impédance Nominale : 40 ohm
  • Sensibilité :  100 décibels/mW
  • Réponse en Fréquence : 20 Hz-20KHz
  • Longueur du Câble : 3 m
  • Poids : 400 g
  • Accessoires: mallette de transport avec lingette mode d’emploi

Sony R10

PRIX : n’est plus à la vente

COTE : de 4500 $ à 5500 $ selon l’état

Le Sony MDR-R10 possède un niveau de qualité de construction exceptionnel. Tout d’abord, les logements en bois de zelkova serrata vieux de deux cent ans, furent choisi pour sa faible densité mais aussi pour leur dureté importante. La forme même des pièces de bois ne sont pas dues au hasard mais l’aboutissement de nombreuses recherches en acoustique, afin notamment, d’éviter les ondes stationnaires. Ces mêmes coques en bois ne sont pas totalement solidaires du cadre du casque, effectivement, une sorte de suspension composée de 3 anneaux en caoutchouc assure la fixation de la coque en bois au cadre. Sa fonction, combattre les ondes parasite. Obsession récurrente des responsable du projet R10.  Pour se faire, les ingénieurs en charge du projet firent appel au FSDAM pour Free Forme, Sharp, Design, and Manufacture, l’un des tout premiers casques utilisant sans retenue, la conception assistée par ordinateur. L’intérieur des loges en bois sont garnies au 2/3d’une sorte de laine. L’arceau du R10 se compose de magnésium, matériau léger et résistant, possédant un pouvoir d’absorption important. On utilise ce matériau pour les châssis d’appareil photo numérique haut de gamme. Toujours dans un souci de qualité, le cuir qui recouvre l’arceau ainsi que les oreillettes proviennent de Grèce.

Venons-en maintenant à la technologie tant vantée par Sony, sa fameuse membrane en bio-cellulose. Cette membrane se compose de bactéries appelée aceti acetobactère. Une fois le nombre de bactéries suffisant, ces derniers sont alors déshydratés puis comprimés pour en faire un diaphragme de 20 micros. Cette technique, depuis lors, fait l’objet d’un brevet entre  Sony, la Aginomoto Cie et l’institut de recherche pour les polymères de l’Agency for Industrial Science and Technology of Japan. Enfin, le câble du R10 n’est pas en reste. Il se compose de cuivre LC-OFC recouvert de composés siliconés, le tout protégé par une gaine en soie à double tressage. Le Jack 6,3 se compose de rhodium et d’or. Le casque est livré dans une superbe valise en cuir noir traité contre l’humidité où l’on trouve bien évidemment le R10, tissus de nettoyage et la notice où différentes informations sont inscrites, notamment le numéro de série, l’année de production (2001 pour le modèle testé) et le nom du responsable du casque commercialisé. Les responsables inscrits sur la notice participent à cette volonté d’excellence de la part de Sony. Toutes ces personnes ont rigoureusement testé les unités dont ils ont la responsabilité. Dernier élément important, il s’est produit plus de 1500 unités entre 1989 et 2003. De plus, il existe deux types de casque aux sonorités légèrement différentes, les modèles conçus à partir de 1998 disposent d’un bas du spectre plus important.

 

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SENNHEISER

C’est à Wennebostel, près de Hanovre, que tout à commencé. Le Professeur Fritz Sennheiser fonde en 1945, dans son fameux laboratoire de Wennebostel, les premiers jalons d’une société qui deviendra incontournable dans le monde de l’audio. En 1946, le professeur Sennheiser fabriqua ses premiers microphones appelés DM1. A l’époque, la société se nommait alors LABO W. Ce n’est qu’en 1958 que l’entreprise prendra son nom définitif « Sennheiser Electronic ». Tout au long de son histoire, la société ne cessa d’innover. Notons en 1965 le lancement d’une chaîne Hi Fi pour audiophiles baptisée « Philiarmonic ». Première chaîne au monde à utiliser des enceintes actives mais aussi le premier casque ouvert en 1968 nommé HD 414, casque qui s’est le plus vendu au monde. Enfin, en 1991, lancement de l’ORPHEUS, premier casque électrostatique de la marque, considéré à l’époque comme le meilleur casque au monde. Qu’en est-il aujourd’hui après 65 ans d’existence de leur dernier-né ?

Fritz Sennheiser

SENNHEISER HD 800

FICHE TECHNIQUE :

  •  Type de casque : circum – aural,  électrodynamique, ouvert
  • Driver : 56 mm configuration annulaire
  • Impédance nominale : 300 Ohm
  • Réponse en fréquence : 14 Hz – 44,1 KHz ( -3 dB ) / 6Hz – 51 KHz ( – 10dB )
  • Sensibilité : 102 dB SPL
  • Poids : 330 g
  • Câble : droit de 3 m
  • Prix : 1000 €

HD 800

Les ingénieurs de Sennheiser ont abouti au HD 800 après deux années de recherche. Il succède au HD 650 sorti en 2003 composé en grande partie de plastique ce qui lui confère une certaine légèreté, possédant un design qui ne laisse pas indifférent (que l’on aime ou pas). Plusieurs nouveautés sont à porter au crédit du dernier-né du constructeur allemand. Les concepteurs prirent parti pour l’originalité. Exemple : le diaphragme de ce casque n’est pas une surface circulaire plane mais un anneau. Ce type de configuration se traduit, d’après le constructeur, d’une nette diminution de la distorsion de l’ordre de 0,02 % « pour un niveau de pression acoustique de 100 décibels à 1KHz ». Le bandeau serre tête a, lui aussi, fait l’objet d’un brevet.  Il se constitue d’une structure multi-couches associant métal et plastique afin d’annihiler toutes vibrations parasites. Le tissu utilisé pour le bandeau et les oreillettes est en microfibre. Le câble en cuivre argenté désoxygéné recouvert de kevlar est amovible. Il se termine par un jack 6,3 plaqué or. Enfin, le HD 800 se présente dans une grande boîte où il repose sur un beau satin noir avec notice du constructeur.

 

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GRADO

Joseph Grado est né à New York dans le quartier de Brooklyn. Adolescent il abandonne le cursus général pour entrer dans une école professionnelle pour étudier l’horlogerie. A 16 ans il arrête ses études pour travailler dans la bijouterie Tiffany. Dans les années 50, sa passion pour la haute fidélité le conduit à rendre visite à Saul B. Marantz avec lequel il se lie d’amitié. Grâce à lui, il est introduit dans la société de Sherman Fairchild, grand fabriquant de composants. Quelques années plus tard, il se met à son propre  compte pour concevoir et réaliser les premières cellules phono. Cette activité commencée à domicile se poursuit au milieu des années 50 où il prend la location d’une petite unité de production située près de Brooklyn (création de Grado inc. en 1955). Les premières réussites font alors place à une demande croissante de la part de l’industrie de la haute fidélité et la production s’intensifie. Au début des années 80, Joseph Grado présente son premier casque hi-fi aujourd’hui produit étendard de la marque américaine. De nos jours, Grado représente une société reconnue avec près de 48 brevets à son actif concernant les cellules phono, les aimants induits et les bobines mobiles. L’entreprise conserve encore à l’heure actuelle, sa structure familiale et continue d’innover notamment avec son nouveau vaisseau amiral le PS 1000.

Joseph Grado

GRADO PS 1000

 FICHE TECHNIQUE :

  • Type de casque : circum – aural,  électrodynamique, ouvert
  • Driver : membrane polymère exhalée
  • Réponse en fréquence : 5 Hz – 50 KHz
  • Impédance nominale : 32 Ohm
  • Sensibilité : 98 dB SPL/1 MW
  • Poids : 500 g
  • Câble : droit de 2 m 10
  • Prix : environ 2000 € (selon provenance)

Grado PS1000

Le PS 1000 est construit autour d’un design rappelant fortement le GS 1000 (je dirais même identique mis à part les matériaux utilisés). Incorporant un diaphragme exhalé (laissant passer l’air) et d’une vaste chambre de décompression. Ce concept permet d’abaisser les distorsions dues aux résonances fréquentielles de la membrane tout en étendant la bande passante dans le bas du spectre. Le diaphragme est fait en partie de polymère (mylar) soigneusement mise en forme. Sa faible masse a été calculée au plus juste en fonction de la compliance de la suspension demi-rouleau convexe afin de conserver les attaques et de descendre avec aisance. La bobine du puissant moteur se constitue d’un fil de cuivre UHPLC (pour ultra high purity long crystal oxygene free cooper) et se trouve motivé par des aimants  néodyme très puissants afin d’obtenir la meilleure linéarité possible. Les cellules sont insérées dans de grandes loges en métal. Il faut savoir que Grado a effectué un mariage acajou/métal pour son PS 1000. L’intérieur de la pièce en métal étant recouvert d’acajou. De plus le métal utilisé par Grado est constitué d’un alliage très dur non résonnant. Le câble du modèle testé étant recâblé black dragon bien supérieur dans sa réalisation que le câble d’origine, possède aussi l’avantage de peu s’emmêler. Le casque se présente dans sa boite en carton (ils auraient pu le vendre avec une boite en bois), avec un câble de 5 m de long et un adaptateur 6/3,5.

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ULTRASONE

Fondé en 1991, Ultrasone entreprise allemande située à Tutzing, à proximité des Alpes se veut une société dynamique et innovante. Constituée d’une équipe plutôt jeune, se classant elle-même comme « une société sophistiquée pour une clientèle sophistiquée (comprendra  qui pourra). Son CED (le Président) Michel Willberg ne tarit pas d’éloges sur les brevets détenus par Ultrasone. Notamment l’ULE premier système de blindage pour casques ou encore le S-Logic™ et S-Logic™ PLUS, tant vanté par leur concepteur Florian Köning. Ces dernières années Ultrasone a pris une place  importante dans le cœur des mélomanes avec comme référence la fameuse série des Edition.

Michel WILLBERG

ULTRASONE EDITION 9

 FICHE TECHNIQUE :

  • Type de casque : circum aural  élétrodynamique , fermé
  • Driver : 40mm décentralise
  • Réponse en fréquence : 8hz-35khz
  • Impédance nominale :30 Ohm
  • Sensibilité 96db /1mw
  • Poids : 310 g
  • Câble : 3m
  • Accessoires : mallette de transports manuel d’utilisation adaptateur jack 6,3 /
  • Prix : 1500 €

Edition 9

L’Edition 9 d’Ultrasone représente l’ancien haut de gamme de la marque. Celui-ci comporte de fortes similitudes avec son aîné, l ’Edition 7 Première grande incursion de la marque dans l’univers des casques High End. L’Edition 9 est un casque ferme arborant un dos noir chromé composé de ruthénium. Les drivers de 40 mm sont fabriqués à partir d’un alliage de titane et de mylar. d’après Ultrasone, cet alliage réduit les radiations électromagnétiques de par sa technologie ULE (ultra low emision). Il permet de réduire le champ magnétique de 98 % par rapport à une écoute classique. L’on doit cette technologie au Docteur Florian KÖNING spécialiste des rayonnements électromagnétiques et fervent défenseur de cette technologie. l’Edition 9 utilise aussi la technologie S-Logic™ Natural Surround Sound. Le son est censé tourner autour de votre tête donnant une écoute en trois dimensions. Utilisant une position des drivers décentrés, l’onde sonore ne rentre plus directement dans le canal auditif mais rentre en action avec le pavillon de l’oreille renforçant cette sensation de spatialisation. Pour le reste, les coussinets de l’oreille sont recouverts de peau de chèvre d’Ethiopie, ce qui apporte un confort indéniable. L’arceau est un plastique de qualité moyenne (ce qui est bien dommage). Sa structure lui permet de se plier.

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JVC

JVC pour Victor Cie of Japan fut fondé le 13 septembre 1927 en tant que filiale japonaise de Victor Talking Machine Company créé en 1901 aux États Unis par M. Eldrige R. Johnson. JVC a débuté comme constructeur et grossiste de phonographes et de disques sous le label Victor. La célèbre image de l’adorable chien Nipper créé en 1899 provenant d’une peinture anglaise de l’artiste Francis BARRAUD intitulé « la voix de son maître » personnifie la marque depuis sa création. JVC a ensuite élargi ses activités à la production de récepteurs radio rapprochant ainsi des opérateurs de radio et de télévision. Ceci conduit JVC au développement du premier récepteur de télévision au Japon en 1939. En 1958, JVC devient une filiale de Matsushita (actuellement Panasonic Corporation). En 1976, JVC produit son premier magnétoscope basé sur une de ses inventions, le format VHS concurrent à l’époque du betamax de Sony. L’année 2005 annonce la venue de la marque dans le monde des casques high end. Le Victor HP DX 1000 était né.

VICTOR HP DX 1000

 FICHE TECHNIQUE :

  • Type de casque : circum aural  électrodynamique , fermé
  • Driver : 50mm
  • Réponse en fréquence : 4hz-30khz
  • Impédance nominale : 64 Ohm
  • Sensibilité 102db /1mw
  • Poids : 380 g
  • Câble : 3m
  • Accessoires : notice
  • Prix : 900 €

HP DX 1000

Le Victor HP DX 1000 est le fruit de 3 années de recherche. Par ailleurs,  une partie de l’équipe responsable du projet DX 1000 avait jadis élaboré le fameux Sony MDR R10 ! Le Victor a plusieurs particularités d’ordre technique. Les concepteurs ont intégrés le driver directement sur la loge interne afin d’obtenir, entre autre, un poids important dans le bas du spectre. Les ingénieurs portèrent une attention toute particulière aux loges en bois utilisant plus de 50 modèles afin d’obtenir l’effet désiré. Le pad, très imposant, participe à la scène sonore si particulière du casque. L’arceau, dans sa partie supérieure, est constitué de faux cuir mais reste très souple une fois posé sur la tête. Le câble volumineux en cuivre 7N-OFC respire la solidité. Le casque présenté dans une boite en carton repose sur un satin de couleur grise.

CONFORT DES DIFFÉRENTS PROTAGONISTES

Point de classement dans cette rubrique, simplement quelques remarques concernant le confort des différents casques testés dans ce comparatif.

SONY MDR R 10

Confort très important malgré les 400 g de l’écouteur. Le bandeau perché sur le crane n’est pas gênant même après des heures d’écoutes, les oreillettes en cuir sont agréables, sauf peut-être en été, quand il fait chaud. Cependant le R 10 ne provoque aucune gêne

 

SENNHEISER HD 800

Le Sennheiser n’est pas en reste niveau confort. Il est agréable et son port relativement léger permet de longues sessions. Petit avantage sur ses concurrents le tissu microfibre respire beaucoup mieux. Ce qui a son importance lors de longues séances ou bien quand il fait chaud.

 

GRADO PS 1000

J’ai installé sur le Grado PS 1000 un bandeau JMoney bien plus large que celui d’origine. Le résultat est probant. Le PS 1000 devient plus agréable à porter. L’ancien bandeau bien trop étroit faisait glisser parfois le casque vers l’avant. Petit bémol cependant concernant le JMoney, son cuir étant dur et épais le casque a perdu beaucoup en force de serrage le temps. Il se porte très bien sur les oreilles cependant il peut s’avérer assez lourd sur des longues sessions.

 

ULTRASONE EDITION 9

Le port de l’Edition 9 est très agréable. Les pads en peau de mouton d’Éthiopie apportent beaucoup en douceur. Cependant, la force de serrage importante du casque peut gêner sur de longues sessions.

 

VICTOR HP DX 1000

Le DX 1000 faits partie des casques les plus agréables à porter. Ses énormes pads sont pour beaucoup dans ce constat. Deux petites remarques tout de même, le bandeau peu rembourré peut, sur de longues sessions parfois gêner. Les pads en cuir chauffent beaucoup les oreilles quand il fait chaud.

 

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PROTOCOLE  DE  TEST  ET  PLAYLIST

 

Source : Lecteur CD Esoteric X 03/CD/SACD

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Câble : Stealth Metacarbone RCA

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Amplification : Mac Alister PL 15

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Amplification :Zana Deux SE

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Tous les titres musicaux ont été égalisés à 80 dB par un sonomètre de marque Testo 816.

 

David SYLVIAN | “Secrets of the Beehive” | “Forbiddencolours”

 

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RAY Charles | “Ray Sings Basie Swings (Best of)” | “Georgia on My Mind”

 

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WITHIN TEMPTATION| “The Silent Force ” | “See Who I Am”

 

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LACUNA COIL | “Comalis” | “Heaven’s A Lie”

 

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JAZZ AT THE PAWONSHOP | “Volume 1” | “High life”

 

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Chopin | “4 Ballades (Krystian Zimerman)” | “Ballade n°1”

 

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Antonio Vivaldi | “Sacred Music 10-CD SET (Vittorio Negri)”

 

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ÉCOUTES…

David SYLVIAN | “Secrets of the Beehive” | “Forbiddencolours”

David SYLVIAN (né David Alan Batt le 23 février 1958 à Backenhan dans le conté du Kent) Ancien chanteur musicien et compositeur britannique du groupe « Japan » avant d’entreprendre une carrière solo. Son style se nourrit de genres musicaux variés incluant jazz, musique électronique, ambiance et rock progressif. Il a également écrit et interprété les paroles et la bande son de « Merry Christmas mister Laurence », film connu en France sous le nom de « Furyo » avec comme titre connu, la chanson « Colours »

 

SONY R 10

Après avoir passé en revue tous les casques sur le premier extrait musical de mon comparatif, j’ai pu constater que malgré sa conception fermée, le R10 dispose d’une ouverture impressionnante. Les différences entre les casques ouverts de mon comparatif (PS 1000 et HD 800) et le R10 sont loin d’être abyssales. La mélodie ouvre sur la voix de David Sylvian suivie du thème bien connu du cinéphile. Quelle claque ! La voix de Sylvian prend vie. Cette écoute déroute et surprend, l’auditeur prend part aux complaintes et douleurs de l’histoire que nous compte l’artiste. Le bas du spectre possède une profondeur envoûtante empreint de maîtrise et de douceur. Le casque monte haut, tout en contrôle sans jamais agresser. La résolution fourmille de détails nuancés et subtiles. Toutefois je soupçonne un léger manque de dynamique mais sur ce type de musique cela n’a pas d’incidence.

SENNHEISER HD 800

Dès les premières notes le Sennheiser marque sa différence avec une scène un peu plus large mais aussi un bas du spectre plus sec. La section médium n’a pas l’émotion du R 10. Il se rapproche plus de ce point de vue du PS 1000. La transparence du casque impressionne, tout est parfaitement lisible. La dynamique ne manque pas au dernier-né de Sennheiser. Le haut du spectre s’envole sans dommage.

GRADO PS 1000

Le PS 1000 démontre une santé sans faille avec une dynamique soutenue, délivrant des attaques plus franches, mais celles-ci restent en permanence maîtrisées. La scène sonore semble similaire au HD 800. Le niveau de détails délivrés par le PS 1000, tout comme son homologue ouvert, le HD 800. La section médium délivre l’une des meilleures prestations de ce comparatif avec ce frisson qui fait naître l’émotion sans jamais surjouer. L’aigu, lui aussi, présente bien, cependant, ce morceau ne met pas vraiment cette partie du spectre à rude épreuve.

EDITION 9

L’Edition 9 apporte sa contribution portée par une grande énergie doublée de sa bonne humeur communicative. Seule véritable ombre au tableau, son soundstage n’est pas des plus fameux. Même si sur ce titre cela ne m’est pas en cause la qualité de l’interprétation. Le bas du spectre frappe fort entraîné par cette dynamique flamboyante. La section médium change beaucoup de ses homologues avec une prestation bien plus frontale et directe. Cela peut manquer d’onctuosité, toutefois l’écoute est agréable. Le niveau de résolution me semble un cran en dessous de certains casques (les écarts sont tout de même faibles) mais rassurons-nous cela reste de haute volée. Le haut du spectre ne manque pas d’extension.

VICTOR HP DX 1000

Le Victor nous présente une prestation fort intéressante. Tout d’abord, la scène sonore apporte beaucoup de par sa grande largeur pour un casque fermé même si le champion reste le R10. L’interprète chante dans un grand espace (moins tout de même que ses homologues ouverts). La résolution du Victor n’est pas en reste même si on lui préfère d’autres casques comme le PS 1000, HD 800, ou Sony R10. La partie médium se rapproche de ce que propose l’Edition 9 (en moins frontal tout de même) avec une qualité de tessiture de voix parfaitement alerte. La section ne me paraît pas souffrir de la concurrence. Une belle prestation dans l’ensemble.

CONCLUSION

Le fait le plus marquant de ce premier comparatif est à porter au crédit du R10. Teinté d’émotions et de douceurs, celui-ci nous invitant à partager son émoi. Dans ce secteur précis, le PS 1000 parvient à se rapprocher du sentiment que procure le Sony. Le Sennheiser n’est pas en reste, loin de là, il m’a cependant moins saisi que les deux autres. L’Edition 9 joue sur un registre plus énergique, avec une écoute plus directe, l’on est certes moins immergés, mais sa flexibilité lui permet de ne pas trop perdre de terrain confronté aux autres marques. Disons que les affinités vont jouer leurs rôles à plein. Quant au DX 1000, fidèle à lui-même, reposant,  une écoute à mi-chemin entre l’Edition 9 en l’HD 800 avec la particularité d’envoyer parfois un peu trop dans le bas du spectre.

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RAY Charles | “Ray Sings Basie Swings (Best of)” | “Georgia on My Mind”

 

RAY Charles (Ray Charles Robinson) surnommé “the Genius” (le génie) 23 septembre 1930 – 10 juin 2004) est un chanteur et pianiste américain dont la carrière fut riche en différents styles musicaux : le jazz, le gospel, le blues, la country, le rhythm and blues (origines du R’nB contemporain) et le style qu’il popularisa : la soul. Il fait une petite approche du piano avec Wylie Pitman (piano stride), un homme qui jouait dans le bar de son village.

Ce n’est qu’en 1947, à seulement 16 ans, après avoir traversé tout le pays pour s’installer à Seattle, qu’il commence à se produire dans les clubs (comme le Rocking Chair). Le chanteur quitte la maison  pour ABC Paramount en 1959, plus à même de lui offrir une passerelle vers le public blanc. Ce « crossover » fait qu’il sera le premier artiste noir de l’histoire à être écouté par un public blanc. Georgia on My Mind est une chanson de 1930, composée par Hoagy Carmichael et écrite par Stuart Gorrel. Elle est l’hymne (state song) de l’état de Géorgie depuis le 24 avril 1979.

 

SONY R 10

Il y a bien longtemps que j’écoute de la musique et « georgia on my mind » interprété par « the genius » a participé à ma culture musicale. Je peux vous dire que je connais cet air si bien pour l’avoir écouté tant de fois. Ce qui m’amène à la prestation du Sony MDR R10, tout simplement faramineuse. L’air commence par quelques notes de piano avec les chœurs en fond sonore puis la voix de Ray surgit, un frisson vous parcoure l’échine, le spectacle commence « georgia, georgia the whole day through ». La façon dont le Sony joue sur la durée des notes, leur intensité, leur couleur et leurs attaques pour former des phrases musicales expressives donne tant de crédibilité. L’interprète s’incarne au cœur du casque. Le bas du spectre s’affirme avec autorité et fermeté, la résolution du R10 joue son rôle, l’image sonore est finement définie, la bonne spatialisation du casque renforce son authenticité, la qualité des timbres, l’épaisseur de la voix et ces nuances d’une infinie richesse ponctuent chaque inflexion, enfin l’aigu s’intègre parfaitement dans cette exégèse musicale sans aucun stress, tout se joue sur du velours. Chapeau l’artiste.

SENNHEISER HD 800

L’interprétation du HD 800 présente un sans faute, la dynamique fait jeu égal avec le R 10. Il faut dire que le titre ne met pas les casques à rude épreuve.  Cependant, la section médium a un léger manque de matière. Je note une distinction entre la voix du chanteur, le piano et les chœurs plus marqués que sur le R 10. Nous retrouverons d’ailleurs ce même découpage sur le PS 1000. Je subodore la largeur de scène un peu plus grande de ces deux casques. Offrant ce marquage des plans sonores. La résolution frappe les esprits par sa faculté à dénicher les micros informations. L’aigu monte haut, le suraigu (au-delà de 8 khz) est bien marqué, sans exagération.

GRADO PS 1000

Commençons par ce qui paraît le plus probant, la partie vocale de notre ami Ray. Sur le PS 1000, la démonstration sans appel du dernier de chez Grado se rapproche une nouvelle fois du Sony. Certes, nous sommes sur une écoute moins intime, mais la qualité du timbre, la densité charnelle emporte tout sur son passage. Sur cette extrait précis, le PS 1000 semble donner moins de détails que le Sennheiser (nous sommes de l’ordre du subtil). L’aigu monte haut sans accroc, le suraigu possède une finesse rare.

ULTRASONE EDITION 9

Avant d’endosser l’Edition 9, je me suis demandé ce que pourrait apporter de plus (ou de moins) l’Edition 9. Je ne fus pas déçu. L’Ultrasone joue sur un tout autre registre avec une dynamique à tout casser, sans simplifier ni caricaturer l’énergie insufflée par le chanteur. On perd un petit peu de détails (rien d’alarmant)dans le bas du spectre déroule toutes ses nuances, le médium possède une grande prestance de par son approche très directe, procurant beaucoup d’émotion. Rien de particulier sur la partie haute du spectre.

VICTOR DX 1000

La scène sonore du DX 1000 comporte beaucoup de similitude comparé au casque ouvert. La dynamique, sans atteindre l’Edition 9, est de fort belle tenue. L’étagement des plans sonores reste parfaitement lisible, la section grave n’alourdit à aucun moment la musique mais apporte au contraire beaucoup de vie. La voix, sans atteindre les sommets du Sony, reste fort agréable, l’aigu soyeux apaise l’écoute, sans la rendre ennuyeuse, une légère incongruité dans le suraigu tout de même, à mon goût.

CONCLUSION

Que dire de la prestation du R10, teinté d’émotion, offrant un hommage éperdu à un chanteur d’exception. Il ne manque rien. Tout s’accorde avec délice. Fermer les yeux, laisser vous porter par cette indicible nostalgie empli de tendresse. Mais que va-t-il rester aux autres ?  Le HD 800, pour sa part, dispense une interprétation sans artifice mais ne parvient pas à faire vibrer les chœurs. Sur ce morceau je le trouve moins convaincant  que l’offre du Grado, et dans une moindre mesure à l’Ultrasone, le DX 1000 me semble aussi me donner plus d’émoi.

Le PS 1000 se caractérise par une section basse plus marquée que le Sennheiser ainsi qu’un médium plus fruité sans toutefois atteindre les envolées du Sony. La bonne surprise vient de l’Edition 9 avec une approche différente mais tout aussi efficace. Le médium légèrement avivé apporte beaucoup à la musique. Sa grande dynamique ne perturbe en rien la mélodie. Une prestation forte intéressante. Le DX 1000, lui aussi, possède sa propre interprétation avec un bas du spectre incroyablement nuancé, épaulé par une très bonne dynamique. Cependant, la résolution me semble un petit peu en retrait comparé à ses homologues fermés ainsi qu’au HD 800 et PS 1000. L’aigu du DX 1000 monte haut, peut-être un léger manque d’extension. La partie médium du Victor apporte une couleur intéressante mais ne possède pas l’émotion que procure le R10 et le PS 1000..

« Georgie, Georgie, tout au long de la journée, juste une vieille chanson douce, fait que je garde Georgie en moi »…

 

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WITHIN TEMPTATION| “The Silent Force ” | “See Who I Am”

Within Temptation est un groupe néerlandais de métal symphonique avec des influences gothiques métal créé en 1996. Le guitariste Robert Westerhort  et la chanteuse Sharon Del Aden, alors amis de longue date, fondent le groupe, qui sera par la suite rejoint par Jeroen Van Veen (guitare basse),Matijn Westerholt (claviers) et, après plusieurs autres percussionnistes dont le passage a été éphémère (Ivan de Graaf ). Ils se sont vite vus offrir un contrat par DSFA Records, qui leur a permis de travailler sur leur premier album « Enter » en 1996.
 Le groupe de Metal atmosphérique revient en 2004 avec « Silent Force » aux sonorités plus pop atmosphérique ce qui à l’époque n’avait pas enthousiasmé de nombreux fan.

SONY R 10

Dès les premières notes le ton est donné, la batterie imprime son rythme et les chœurs s’égosillent en arrière plan. Je ne m’attendais pas à cela. Malgré une restitution toujours aussi envoûtante, notamment les vocalises de Sharon Den Adel à la grâce séraphique, le Sony ne parvient pas réellement à combler un manque de dynamique avéré. Le bas du spectre manque d’impact pour retransmettre au mieux l’énergie de la musique et pourtant la résolution est excellente, tout est parfaitement lisible. L’aigu pour sa part joue parfaitement son rôle avec aplomb. Bref, un résultat mi-figue, mi-raisin.

SENNHEISER HD 800

Le Sennheiser parvient au même résultat que le Sony mais pour des raisons différentes. En effet, le HD 800 n’a pas de carences en terme de dynamique. D’ailleurs, dans son secteur le R 10 ne peut que s’incliner. Non, il me semble que la partie médium du HD 800 pèche par une densité moins marquée, plus diffuse, sûrement moins mise en avant que le R 10. Le son semble venir de plus loin. L’aiguë monte haut, le casque encaisse le suraigu sans sourciller. Le bas du spectre, quant à lui ne manque pas d’impact. La batterie tape sec donnant une impression de jouer plus en arrière. A l’instar du Sony R10, l’écoute ne parvient pas totalement à convaincre, surtout face à une concurrence rude.

 

GRADO PS 1000

Que va-t-il advenir du Grado sur ce style musical où ses illustres ancêtres régnaient en maître avec un équilibre d’une tout autre tenue que le RS 1 ou même le GS 1000. Sur le titre « see who I am » le fer de lance de la marque américaine nous livre indubitablement une écoute moins démonstrative que son petit frère le RS 1. Certes, mais que le timbre est beau. Les multiples inflexions vocales de Sharon Den Adel contribuent au naturel de l’écoute. La dynamique générale du casque participe à ce sentiment de proximité vis à vis de l’artiste. La batterie appuie de tout son poids avec une grande fermeté. L’ensemble pour ne rien gâcher, dispose d’une grande transparence.

ULTRASONE EDITION 9

Attention, voici notre champion. Effectivement le vaisseau amiral de la société allemande dispose de solides arguments. Tout d’abord, ce qui « saute » aux oreilles : la dynamique. Quelle autorité ! Le début du morceau s’amorce tout de suite. La batterie mordante, les chœurs en fond sonores, inspirés donnent le ton. Enfin, la voix imprime sa marque, douce, aérienne, céleste, mais aussi directe et sans concession. Les cymbales sont claires, sans jamais agresser et pourtant, tranchantes, acérées à souhait. L’aiguë monte sans faiblir. Que dire de la définition du casque, importante, comparable aux autres, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’alors.

VICTOR DX 1000

Sur certains critères, le DX 1000 évoque beaucoup l’Edition 9. Par exemple, l’allant du Victor impressionne par sa tenue. Il n’est jamais débordé. La batterie frappe d’une énergie considérable mais soutenue par une grande maîtrise. Les cymbales ne sont pas assez représentées, légèrement noyées avec la batterie. La basse impressionne toujours autant, dotée d’une ampleur vraiment étonnante. L’aigu s’inscrit dans la continuité, cela monte haut avec toujours ce sur aigu moins présent que sur d’autres casques.

CONCLUSION

Sans détour, l’Edition 9 suscite assurément l’enthousiasme. Son approche très live, bourrée d’énergie, rapide, punchy, caractérise parfaitement l’essai transformé par L’Ultrasone. Il devance sans trop de difficultés le Sony cantonné dans son médium qui reste magnifique. La déficience de dynamique se perçoit rapidement. Ce qui me semble bien dommage. Quant au HD 800, son talon d’Achille, du moins sur cet extrait, s’entend en écoutant la chanteuse, un brin vaporeux. Cela manque de matière, pourtant le Sennheiser n’a jusque là jamais montré de faiblesse dans cette partie du spectre. Le cas du PS 1000 s’avère un peu plus complexe. Après plusieurs écoutes répétées, j’ai vraiment le sentiment que le PS 1000 n’a pas de réelle déficience. De plus il jouit d’un médium remarquable, d’un bas du spectre parfaitement maîtrisé. Je le place en tête du duo R10/HD 800. Alors peut être doté d’une vitalité légèrement plus affirmée, l’écoute y aurait gagné. Enfin le DX 1000 se trouve dans la configuration du PS 1000. Certes, le Victor n’a pas l’équilibre du Grado mais reste tout aussi plaisant, sa rondeur son grave puissant (un peu trop peu être) assurent le spectacle.

 

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LACUNA COIL | “Comalis” | “Heaven’s A Lie”

Lacuna Coil est un groupe de métal atmosphérique / gothique (parfois qualifié de groupe de neometal) italien créé à Milan en Italie, en 1996. Ils furent d’abord connus sous le nom de Sleep of Right puis d’Ethereal. À l’origine ils jouaient un style de métal atmosphérique teinté de gothique métal mais ils tendent aujourd’hui à évoluer progressivement vers la sphère du métal alternatif avec leurs derniers opus.

En 2002, le groupe sortit Comalies, un album qui reçut des acclamations et des critiques élogieuses de l’ensemble du monde du métal.

 

SONY R 10

Avec leur titre « heaven’s a lie », le groupe Lacuna Coil annonce la couleur. On ne fait pas dans la dentelle. Apparemment le Sony n’apprécie qu’à moitié. L’extrait débute sur quelques notes bien appuyées au clavier, suivi d’une guitare en fond sonore montant en puissance jusqu’au point de fusion. La batterie rageuse fait une entrée fracassante. Le Sony tant bien que mal tente de canaliser ce flot sans réel succès. La dynamique manque de mordant. L’arrivée de la chanteuse redonne cependant des couleurs au R 10. L’espace sonore reste bien cohérent, rien ne dépasse.

SENNHEISER HD 800

Le HD 800 dispose d’une belle homogénéité sur l’extrait Lacuna Coil beaucoup plus affirmé que sur « Within Temptation ». La voix de Cristina Scabbia retrouve la présence qu’elle avait perdue sur « see who I am ». La batterie sonne claire, se distinguant parfaitement du reste, guitare et chants. La dynamique apporte beaucoup de mouvements et de discernement. Le bruit des cymbales file haut sans aucune acidité. Le grave martèle le message sonore tout en maîtrise.

GRADO PS 1000

Le Grado  offre une intéressante démonstration doté d’une large scène sonore. Voix, guitare, batterie, clavier, tous les instruments se distinguent parfaitement. Le PS 1000 appuie de tout son poids sur la basse. Ca cogne fort.  Les phonations claires de la chanteuse prennent une réelle dimension. Dans le haut du spectre les cymbales sont à la fois vigoureuses et maîtrisées. L’écoute dispose d’une bonne résolution sans tomber dans le déshabillage. L’ensemble général reste de bonne tenue.

ULTRASONE EDITION 9

Le feu d’artifice continue. Une fois de plus, il se dégage de l’Ultrasone  beaucoup de virilité et de nerf. La montée en puissance de la chanson se conclue en apothéose. Un vrai concert à la maison. Les basses martèlent  tel le tonnerre. Le médium frontal tout en vivacité vous mord l’oreille. Les cymbales sont franches et n’agressent jamais. Cependant, un manque dans la largeur de scène donne une impression d’un manque dans l’aération.

VICTOR DX 1000

Sur les titres énergiques, le DX 1000 s’en tire avec les honneurs. La batterie titanesque frappe sans retenue. Un vrai tremblement de terre. La voix est un peu légère mais reste présente. La guitare s’intègre parfaitement avec la batterie et la voix. La définition reste correcte, tout est bien lisible.

CONCLUSION

L’Edition 9  remporte une nouvelle fois la manche avec toujours les mêmes ingrédients : dynamique, grande présence du médium qui attaque la musique frontalement. Le R 10 assure une présentation moins énergique. Toutefois, l’écoute procure énormément de plaisir. Le bas du spectre, extrêmement bien étendu, très naturel, mais il manque il est vrai, un peu de nervosité. Les cymbales sonnent moins secs qu’un Edition 9 ou d’un HD 800. Quant au Grado, il reprend les ingrédients du HD 800, avec légèrement plus de caractère, notamment sur les percussions, assurent le spectacle. Le haut du Grado impressionne beaucoup de part sa maîtrise. Aucune dureté ne se fait entendre Le DX 1000 possède lui aussi une vitalité importante mais  moins de contrôle. La scène large pour un casque fermé évite le sentiment d’enfermement. Le bas déroule bel un mastodonte apportant une sensation de puissance appréciable. La chanteuse perd un peu en densité sans en devenir vaporeux.

 

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JAZZ AT THE PAWONSHOP | “Volume 1” | “High life”

Voici un classique parmi les enregistrements de concerts de jazz en direct. « Jazz at the pawnshop » est un des disques audiophile le plus connu au monde. Cette session fut enregistrée au club
« Stampen » (pawn shop ) Stocklom en Suède en novembre 1976. L’ambiance et la présence de la salle sont tout simplement stupéfiantes. On a donné à cet album le titre de meilleur enregistrement du siècle. Il s’est vendu à plus de 500 000 copies ce qui est considérable pour un album de jazz traditionnel, composé de musiciens suédois inconnus du grand public. Encore aujourd’hui, 34 ans après sa parution il s’en vend 3000 à 4000 copies par année.

SONY R 10

Les applaudissements envahissent la scène. Le tambourin imprime son rythme, accompagné par quelques notes de piano. Enfin, l’arrivée du saxo complète le spectacle. Le détaché des instruments impressionne, l’ensemble rayonne de part leur naturel. L’impression d’assister au concert peut dérouter. On en arrive à oublier le casque. La dynamique un peu moins marquée du Sony n’influe que peu sur le résultat. Les envolées d’Arne Domnerus  n’accuse aucune fluctuation ni alanguissement. Une belle prestation au final.

SENNHEISER HD 800

Sur l’acoustique le Sennheiser avance de solides arguments. Tout d’abord, l’espace sonore donne une dimension presque palpable. Chaque musicien se voit parfaitement identifié, toujours soutenu par une grande transparence. Le médium semble légèrement en retrait mais ne manque pas de charme. Les hauts sont parfois un peu durs mais sans exagération. Le grave tendu apporte beaucoup d’authenticité.

GRADO PS 1000

A l’écoute l’on retrouve certains accents du HD 800. Toutefois le grave plus proéminent confère aux instruments beaucoup d’énergie. Le médium foisonnant de nuances évoque, toute proportion gardée, le R10. La grande lisibilité de l’espace sonore, renforce la sensation d’intimité. Le haut du spectre présente toujours cette formidable capacité d’amplitude sans jamais durcir le propos.

ULTRASONE EDITION 9

La polyvalence de l’Ultrasone se confirme une nouvelle fois. Les cymbalettes du tambourin s’affichent dotées d’une grande rigueur. La scène sonore reste toujours un peu étroite. Cela peut pénaliser l’impression d’aération du casque, du moins si on le compare aux autres. Les timbres sont  assez justes et vivants. Le bas du spectre participe au côté enjoué de l’écoute. Tous les instruments arborent une bonne définition sans découpage excessif.

VICTOR DX 1000

Sur ce morceau, le DX 1000 affiche ma préférence. Certes, il n’est pas le casque le plus équilibré mais quel plaisir à l’écoute. Le bas du spectre explose de mille nuances. Le médium soigneux à souhait délivre une vie aux différents instruments. Seul le R10 me semble apporter un supplément d’âme. L’aigu ne présente aucune congestion. Il est clair et monte haut. L’écoute, véritablement captivante, assure au DX 1000 une place de choix sur cet extrait.

CONCLUSION

Surprenant, serait le terme consacré. Effectivement, la prestation du DX 1000 apporte une dimension émotive que je n’ai pas retrouvé chez les autres excepté le R10. Les percussions, l’ambiance sonore, renforcées par cette large scène, dessinant les contours de la salle de concert ne peut laisser indifférent et pourtant la concurrence ne déçoit pas pour autant. Je subodore que la coloration du DX 1000 fonctionne remarquablement sur le jazz. Le R10 impressionne lui aussi  par son naturel. La musique s’écoule sans aspérité. Le médium du R10, plus organique que les autres, nous invite à plus de complicité et d’intimité avec l’instrumentalisation. Le HD 800 pour sa part, sonne moins vrai en comparaison. L’écoute me semble un cran en dessous. Même si d’un point de vue technique il n’y a rien à déplorer. Le PS 1000 nuance à mon sens un peu plus que le Sennheiser sans atteindre le soyeux du R10. Une écoute plaisante, on vibre cependant un peu moins que sur le DX 1000. Pour finir l’Edition 9 arrive à s’habiller du style musical sans grande difficulté. Sa dynamique le place dans une écoute portée sur l’énergie. Le médium légèrement en avant s’imbrique certes bien mais il manque quelque chose . Difficile de le placer par rapport aux autres, moins transparent que les uns, moins flamboyant que les autres, cependant son écoute nous invite à taper du pieds. N’est-ce pas là l’essentiel?

 

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Chopin | “4 Ballades (Krystian Zimerman)” | “Ballade n°1”

Frédéric François CHOPIN (polonais : Fryderyk Franciszek CHOPIN) est un compositeur et pianiste polonais de père français, né le 22 février 1810 (sur son acte de baptême) ou le 1 mars 1810 (date à laquelle il fêtait son anniversaire) à Żelazowa Wola, dans le Duché de Varsovie (actuelle Polonais) et mort le 17 octobre 1849 à Paris. Frédéric Chopin est l’un des plus célèbres pianistes virtuoses du XIXe siècle et un grand compositeur de musique romantique. Sa musique est encore aujourd’hui l’une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension de la musique au piano.

Ballade interprétée par le virtuose Krystian Zimerman.

SONY R 10

Krystian ZIMMERMAN d’un touché affirmé débute la balade. L’attention poétique qui jailli du piano sans que la netteté du trait se mue pour autant en crispations, voire en brutalité, sonne dru, voire altière. La prestation du R10 enthousiasme, chaque intention transparaît dans d’intimes nuances. L’œuvre de Chopin prenant une dimension suréminente. A l’écoute, le temps s’est suspendu pour laisser place à la musique.

SENNHEISER HD 800

Le piano me parait plus lointain. Pourtant, là aussi, ce moment de grâce que procure l’audition de cette magnifique œuvre ne manque aucunement de prestance. Les transitions sont légères. La grande transparence rassure sur la très bonne tenue de la qualité de l’enregistrement. Le HD 800 surprend par la vitesse de ces transitoires, cependant sa scène sonore exagérément large semble artificiel.

GRADO PS 1000

Le PS 1000 partage certains points communs avec le HD 800. Pourtant, la micro dynamique, la qualité du timbre du piano, transparaît avec plus de vérité que sur le Sennheiser. Le suraigu apporte une affabilité autoritaire, les envolées crèvent le plafond sans aucune crispation. Une très belle écoute.

ULTRASONE EDITION 9

Je dois dire qu’entendre du CHOPIN sur l’Ultrasone me piquait de curiosité. J’ai rapidement eu les réponses à mes questions. Le premier élément identifiable touche l’espace très restreint qu’occupe le piano au point de manquer d’air, et pourtant l’ardeur dont fait preuve l’Edition 9 enthousiasme sans convaincre totalement. Je le trouve notamment moins subtil, non pas qu’il soit dépourvu de nuances, cela reste beau. A ce niveau de qualité ce n’est hélas pas suffisant.

VICTOR DX 1000

Peu de choses à dire sur le DX 1000. Sûrement un petit problème dans les timbres qui me gêne. Quelque chose n’a pas marché avec lui. Difficile d’identifier de quoi il en retourne. Peut-être que le piano ne sied pas au DX 1000.

CONCLUSION

A mon sens deux casques sortent du lot. Le R 10, divin dans son approche douce et précieuse, subjugue, tout bonnement inspiré,. Puis le PS 1000, plus vif, tout en retenue, sans tomber dans la moindre surenchère. Avec ces deux là, ce concerto prend une dimension nouvelle. Le HD 800 reste malgré tout très beau. Son approche me semble moins charnel que le R10 ou le PS 1000 je ressens aussi une certaine exagération de l’espace sonore, évidement l’ensemble est de très haute tenu. Les différences sont réellement faibles mais elles existent. Concernant l’Edition 9, son manque d’air, sa vivacité parfois tranchante, n’a pas retenu mon attention. Je ne l’ai pas trouvé aussi à l’aise que sur les autres casques. Enfin le DX 1000, au timbre un peu creux, ne m’a pas convaincu.

 

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Antonio Vivaldi | “Sacred Music 10-CD SET (Vittorio Negri)”

Antonio Lucio VIVALDI, né le 4 mars 1678 à Venise et mort le 28 juillet 1741 à Vienne était un violoniste et compositeur italien. Vivaldi a été l’un des virtuoses du Violon les plus admirés de son temps; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu’initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Bach ait adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que de n’importe quel autre musicien. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de celui de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses: il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire.

SONY R 10

Les violons amorcent le début de l’extrait. Tout est bien retranscrit. Aucune aigreur n’est à constater. La dynamique du casque joue son rôle maîtrisant les temps forts et les temps faibles. Les chants éperdus déclament sans retenue. La qualité des timbres une nouvelle fois remarquable participe à la véracité du propos. L’espace important confère une sensation de grande salle de concert. Les hauts ne semblent jamais pris au dépourvu. La définition est sans faille sans être chirurgicale. Une bien belle démonstration.

SENNHEISER HD 800

Intéressante écoute ! L’image sonore vraiment importante au premier abord impressionne. Les violons jaillissent au devant de votre tête. La dynamique renforce le sentiment de réalisme. L’arrivée des chœurs confirme la grande tenue des voix. La définition importante révèle les moindres détails de l’enregistrement qui n’est pas au demeurant de bonne qualité. L’on peut tout de même passer outre. La section aiguë monte bien haut pourvu d’une conviction sans faille.

GRADO PS 1000

Le PS 1000 est tout de même un bien bon casque. Les violons vifs surprennent par leur naturel. Les voix au parfum d’infini révèlent leurs harmoniques les plus tentatrices dans ses cadences adorables. Une sensation de puissance aidée par un bas du spectre conquérant émane du casque entraînant l’auditeur dans un clair-obscur lumineux. Le haut du spectre d’une finesse poétique attendri impressionne aucunement agressif. L’interprétation jamais sentencieuse ravie l’oreille. Magnifique !

ULTRASONE EDITION 9

L’Edition 9 aborde le sujet avec force et conviction. Le violon gorgé d’énergie au point de baisser le son dans les temps forts m’a gêné. Le médium, très présent, place les chœurs au centre des débats. Les hauts sont, me semble t-il, un peu crispé sans pour autant frustrer l’oreille. Malgré tout, l’Ultrasone s’en sort plutôt bien.

VICTOR DX 1000

L’écoute puissante et brute peut sembler légèrement trop démonstrative. La dynamique ne manque pas. L’ensemble respire la maîtrise de la part du Victor. Les chants me semblent moins habités que sur d’autres casques. La partie basse du casque, quand à elle, ne gêne aucunement. Au final, absolument pas désagréable mais……

CONCLUSION

Je commencerais pour cette fois par le PS 1000. Superbe sur cet extrait. Le Grado parfaitement à l’aise sur cette œuvre passionnée. Tantôt sacré ou véhémente, la ferveur grande éloquence baigne cette vision exaltée. Une véritable démonstration. Du bas en haut du spectre tout sonne parfaitement bien. Le Sony, lui aussi, a en sa possession de solides arguments. Il nous ébloui par sa virtuosité stupéfiante à la manière d’un peintre. On pourra chipoter sur un bas du spectre pas assez impacté. Cependant, certains le trouveront à leur goût. Je pense que le match se situe entre le HD 800 et le R10. Le PS 1000 reste selon moi, un petit peu mieux et l’Edition 9 ainsi que le DX 1000 un petit peu en deçà. Le HD 800 étale tout de même son savoir-faire. Il lui manque le bas du spectre pas assez affirmé (un peu comme le R 10) pour rivaliser avec le PS 1000.

 

 

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CONCLUSION  FINALE

Lors de mon introduction, j’avais évoqué mon intérêt de jauger les casques d’hier avec ceux d’aujourd’hui.
Que peut-on retenir d’un tel comparatif ?

Le Sony MDR R 10 n’est pas le casque ultime.

Est-il un casque d’exception ?
Sans aucun doute. Son médium tant vanté de par le monde, vous scotche, il fait honneur à sa réputation. Pour ma part, sa qualité sur les voix relève du jamais vu, même sur de bons systèmes hi-fi.

Mais a t-il des faiblesses ?
Et bien oui. Oh rien de bien grave, rassurez-vous. Mais face aux jeunes prétendants de ce comparatif, le Sony a dû parfois s’incliner.

Effectivement, sur certains styles musicaux, le R10 n’est pas des plus à l’aise. La faute en incombe à une dynamique un petit peu juste et puis ce n’est pas non plus un monstre dans le bas du spectre.
Mais attention, n’allez pas croire que le Sony est un casque mou, ou dépourvu de basse croyez-moi.
Cependant, il est vrai que le PS 1000,  HD 800,  Edition 9 et DX 1000, se débrouillent un peu mieux sur ce terrain.
Ce qui m’amène au constat que les casques d’aujourd’hui ont réalisé de sacrés progrès.

J’avais aussi remarqué, au travers de mes tests, l’existence de familles de signatures sonores. Par exemple, le HD 800 et PS 1000  sont plus proches l’un de l’autre que l’Edition 9 ou le DX 1000 (l’Edition 9 est le DX 1000 partage aussi certaines caractéristiques sonores) ce qui ne veut surtout pas dire que le PS 1000 et le HD 800 sont identiques, loin de là. (D’ailleurs, je confesse une préférence pour le Grado)
Le R10 quant à lui se situerait plutôt du coté des HD 800 et autre PS 1000 mais sa coloration dans le médium le rend un peu atypique.
Au final, point de classement, globalement ils sont tous d’un très haut niveau même si je concède que le HD 800, R10, PS1000 sont techniquement un petit peu au dessus de l’Edition 9 et du DX 1000.

Enfin,  aucun de ces casques (je n’en connais d’ailleurs pas) sont parfaitement polyvalents. Le choix de tel ou tel casque se fera donc beaucoup en fonction du type de musique que vous écoutez. Et avec de tel joujous vous pouvez être sur de ne pas vous tromper.

 

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SYNERGIE AMPLI /CASQUES

Je ne peux évoquer cet élément prépondérant dans le choix d’un casque, sans oublier le résultat à l’écoute d’un ampli à un autre. Tout le comparatif s’étant effectuer sur le MAC ALISTER  PL 15,( avec des tubes qui ne son pas d’origine rendent la sonorité de l’ampli plus neutre)  ampli de haut niveau, était-il le mieux adapté pour tous les casques de ce comparatif ? Une autre alternative est-elle possible ? C’est ce que nous allons voir.

 

NOTES : Le SONY MDR R 10 ne figure pas dans cette rubrique ne l’ayant testé que sur le MAC ALISTER.

 

 

HD 800

Synergie avec le PL 15 : 3,5/5

La synergie avec le PL 15 n’est pas des plus fameuses, relativisons tout de même. Nous sommes sur les amplis de haut niveau, cela fonctionne bien malgré tout.

Meilleure synergie constatée : Il me semble que le HD 800 fonctionne mieux avec des amplis transistors plutôt chaud ou des amplis a tubes : RPX-300, Audio GD Phenix.

 

PS 1000

Synergie avec le PL 15 : 4,5/5

Très bonne synergie. L’ensemble fonctionne très bien.

Meilleure synergie constatée : Eddy CURRENT ZDT. Toutefois il fonctionne très bien avec un DARKVOICE 337, DECWARE  ZEN  CSP2.

 

EDITION 9

Synergie avec le PL 15 : 4/5

Bonne synergie. Le léger manque de dynamique du MAC ALISTER ne gêne absolument pas l’ULTRASONE ;

Meilleure synergie constatée : ZANA DEUX, ZDT. Ce casque très polyvalent fonctionne très bien avec des amplis à transistors. (Des résultats remarquables avec le RPX 300).

 

DX 1000

Synergie avec le PL 15 : 4,5/5

L’ensemble fonctionne remarquablement bien.

Meilleure synergie constatée : ZANA DEUX et dans une moindre mesure, DARKVOICE 337, DECWARE  ZEN CSP2. Casque plutôt à l’aise avec des amplis à tubes.

Tout mes remerciements aux courageux qui sont allés au bout de ce test fleuve, ainsi qu’à tout ceux qui m’ont aidé dans ma passion des casques audio.

Si vous souhaitez discuter avec nous de ce test, n’hésitez pas à nous rejoindre ici, sur le forum.

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